 | | Nathalie AUDIN 06 GENERATIONS SOLIDAIRES |
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Je vous avais fait part de mon indignation, lors de la campagne pour les cantonales, parce que Lionnel LUCA avait utilisé dans son document de campagne, au sujet de la décharge de la Glacière, la terminologie "préfet (de gauche!)". Je vous avais informé que j'avais écrit à M. Le préfet pour l'alerter. J'ai reçu, aujourd'hui, sa réponse. Je le remercie pour ses éclaircissements. Je vous fais part de sa réponse reçue ce jour par courrier.
Madame,
Vous avez bien voulu appeler mon attention sur un document de propagande électorale distribué par un de vos concurrents dans le cadre de la campagne pour l'élection au siège de conseiller général du canton de Cagnes Ouest et qui faisait référence à l'appartenance politique supposée d'un de mes prédécesseurs dans le poste de préfet des Alpes-Maritimes. Les termes de votre courrier ont retenu toute mon attention. Le préfet est en effet, en département et en région, de même que le sous-préfet en arrondissement le représentant local de l'Etat lequel est en tout point du territoire français permanent et continu et, par conséquent, politiquement neutre. Aussi, soyez parfaitement assurée de ma vigilance à l'égard du respect par l'ensemble des citoyens du département des Alpes-Maritimes du principe de neutralité qui guide l'action de la fonction publique de l'Etat et de ses serviteurs. Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes respectueux hommages.
Le préfet Dominique VIAN
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www.rsf.org

Plus de 100 journalistes et internautes emprisonnés en Chine Tous les médias chinois censurés.....
Les sportifs seraient interdits de JO à vie s'ils expriment une opinion politique...ah bon!...Pourtant de nombreux sportifs expriment très régulièrement en France leur opinion politique...C'est le moment de le faire à bon escient....!
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Décret N° 2008-243 du 7 mars 2008
(….) le président de la République (….) Décrète (….) Article 2 « les dispositions du présent décret entrent en vigueur le 1er mai 2008 » (…) Mais qu’est donc ce décret ?
Simplement le décret d’application de la partie réglementaire du nouveau code du travail. La partie législative a été, quant à elle, adoptée par une loi du 21 janvier 2008 ratifiant une ordonnance du 12 mai 2007. Hors tout jargon juridique…de quoi s’agit-il exactement ?....de bouleverser de fond en comble l’économie de notre bon vieux code du travail dans (comme le souligne fort justement Gérard FILOCHE) l’indifférence la plus totale (cf l’article ci-dessous). Outre le fond du sujet, voyez la forme….Oser rendre applicable le nouveau code du travail attentatoire aux droits des salariés le 1er mai 2008, mois du quarantième anniversaire des accords de Grenelle, jour de la fête du travail est d’un cynisme que je n’imagine pas, comme certains de mes collègues conseillers prud’hommes, involontaire.
La date est, évidemment, choisie sciemment…. Merci au nom des 16 millions de salariés de ce pays Monsieur le Président pour le respect que vous leur manifestez.
C’est ainsi aujourd’hui que vous, comment disiez vous ?.... « Placez la valeur travail au centre de votre projet ». Sur le fond maintenant (confère l’excellente analyse de G FILOCHE sur la partie législative). Le nouveau code du travail est déjà, avant même d’être imprimé, obsolète….Y traine encore par exemple le CNE…contre toute attente mais surtout de manière totalement illégale (en attente toutefois de la position de la cour de cassation) puisque contraire au droit international, y trainent également les feux emplois aidés du plan Borloo (CAE, CA….) aujourd’hui inapplicables pour de nombreuses associations puisqu’il « n’y a plus d’argent dans les caisses ! » dixit les agents de l’ANPE CQFD. On y découvre cette merveilleuse invention qu’est le Contrat d’Engagement Educatif qui permet de rémunérer sur la base d’un forfait de 2,5 SMIC horaire un animateur, éducateur….sans limite de temps de travail journalier (les représentants employeurs de l’associatif recommandent tout de même une pause de 20mn… !), la seule limite déclarative du salarié est l’impossibilité de cumuler plus de 80 jours de ce merveilleux contrat de travail (puisqu’il s’agit bien de cela…), on y découvre également contre toute attente puisque jusqu’alors c’était les branches d’activités qui organisaient leurs relations de travail via des conventions collectives, toute une série de mesures concernant les salariés travaillant dans le champ du service à la personne.
Le nouveau code du travail ne tient pas compte, bien entendu, du futur projet de loi issu de l’accord intervenu entre les représentants salariés et les représentants employeurs, puisque celui-ci doit être débattu prochainement au parlement et qu’il bouleversera les relations employeurs / salariés. Voilà donc un nouveau code du travail censé être simplifié, qui n’aura jamais été aussi compliqué, qui sous prétexte de simplification porte atteinte à des droits acquis depuis de nombreuses années, qui compile des mesures illégales et ne comporte pas l’essentiel de ce que seront les relations de travail l’année prochaine….INCROYABLE mais VRAI.
Massacre du code du travail dans le silence général
Gérard Filoche inspecteur du travail.
QUOTIDIEN : vendredi 23 novembre 2007 Libération
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.
En 2005, une commission de cinq «rédacteurs» avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi «sur le développement de l’actionnariat salarié», publiée le 30 décembre 2006, un «cavalier parlementaire», l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : «Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !» Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.
On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.
Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : «Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets», a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du «comité d’experts».
Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec «les obligations des travailleurs» faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «salaires».
L’apprentissage a été chassé de la partie «contrat de travail» pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie «administration du travail».
Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).
Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est «trop compliqué» pour «intéresser les gens» alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués
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Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur le sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones d'Education Prioritaire.
Bonsoir, J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier. Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée. Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves. Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ? Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ? La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France). Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès. Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires. Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %. Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre. J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas.... Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez. L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l'heure). Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus part d'entre eux très heureux. Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures. Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle.. Curiosité puis inquiétude. L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis). J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites... Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin. Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose. Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français. Bonsoir les amis, vive la République.. Je vous encourage à le diffuser autour de vous. Bernard Étrillard
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source social-démocratie 06

Le congrès du PS se tiendra selon toute probabilité du 7 au 9 novembre, dans une ville qui reste à choisir (peut-être Toulouse), a-t-on appris mercredi auprès de la direction du parti.
Le premier secrétaire François Hollande a fait cette proposition lors de la deuxième réunion de la "commission de la rénovation", hier soir.
"Elle a été acceptée par tout le monde", a précisé Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, interrogé par l'AFP. Membre du Bureau national et député européen, Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, a confirmé cet accord général.
Des responsables proches de Ségolène Royal avaient souhaité un congrès anticipé. "Il faut qu'on aille vite, qu'on choisisse un leader et qu'on se mette en ordre de marche pour monter un projet alternatif" et "je souhaiterais que cela puisse avoir lieu avant l'été", avait déclaré mardi le député Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Mme Royal pour la présidentielle.
D'autres proches de Mme Royal, comme l'eurodéputé Vincent Peillon, n'étaient pas partisans d'une accélération du calendrier.
Un Conseil national, le 28 juin, convoquera officiellement le congrès et lancera les débats préparatoires. Si ce calendrier est approuvé, les "contributions", selon la terminologie officielle, devront être déposées le 12 juillet au plus tard et Les "motions" (textes d'orientation politique et stratégique) à la date limite du 20 septembre. Le vote des militants sur ces motions aurait lieu fin octobre.
Ségolène Royal a déjà fait connaître son intention de déposer un texte. François Rebsamen, numéro 2 du PS, s'est dit prêt mercredi à y travailler avec elle.
L'élection du premier secrétaire, qui a toujours lieu dans les jours suivant le congrès, serait fixée au 13 novembre.
D'ici l'ouverture des débats du congrès, les militants du PS seront appelés à voter au mois de juin sur deux changements proposé par la direction pour rénover le PS: une nouvelle "Déclaration de principes", actualisant les valeurs des socialistes français, et "une réorganisation du fonctionnement" du parti, selon M. Le Foll.
Cette dernière tête de chapitre comprend des points comme la revalorisation du Conseil national (parlement du PS), la création d'un "Conseil des territoires" faisant une plus grande place aux élus dans la vie du parti, le respect des décisions du parti, ses liens avec la société.
Ce calendrier de printemps sera soumis le 25 mars au vote du Conseil national.
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Larrouturou: La montée de l'endettement est due à un partage de la valeur ajoutée en défaveur des salaires
Auteur du « Livre noir du libéralisme », co-auteur avec 16 parlementaires et l’ancien premier ministre Michel Rocard d’une pétition appelant les dirigeants de la rue de Solferino à se mettre au travail, Pierre Larrouturou analyse la montée de l’endettement en France comme dans les autres économies développées.
L’encours des crédits au ménage est passé en 20 ans de 44,2% à 63,7% de leur revenu disponible : est-ce que cela vous étonne ? Pierre Larrouturou: Non cela ne m’étonne pas. Ce mouvement d’endettement se retrouve dans beaucoup de pays occidentaux. La France, comme l’Allemagne, sont pourtant des pays ou l’endettement reste raisonnable en comparaison avec d’autres comme l’Espagne, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis. Mais cela n’est pas étonnant car une partie considérable de la croissance en France a été nourrie par l’endettement des ménages. Une étude de l’économiste Patrick Artus a montré que lors des dix dernières années en zone euro, la dette privée est passée de 75 à 145% du PIB. Selon lui, sans la hausse de la dette des ménages, la croissance de la zone euro depuis 2002 serait nulle. Selon une autre étude, de Jean-Luc Buchalet, la Grande-Bretagne serait même en récession depuis 2002 si elle n’avait eu recours à l’endettement des ménages. Une partie de cette dette va à l’achat de logement. Elle peut être considérée comme de l’investissement ou de la « bonne dette ». Mais une autre partie de cette dette va à la consommation quotidienne.
Pourquoi cette évolution selon vous ? Elle est due à un partage de la valeur ajoutée en défaveur des salaires. Même dans les pays de plein emploi, beaucoup d’emplois sont des emplois de 8 heures, 15 heures par semaine, surtout dans les services. Selon les chiffres du secrétaire d’Etat au travail américain, la durée moyenne de tous les emplois confondus aux Etats-Unis n’est que de 33,7 heures. En Grande-Bretagne, selon les chiffres du ministère de l’emploi, la durée hebdomadaire moyenne du travail n’est que de 32,1 heures. Or cette précarité pèse à la baisse sur les négociations salariales.
Chaque année, la part de la valeur ajoutée qui va aux salaires et aux cotisations se réduit. Selon un rapport du FMI, elle a baissé de 10% en Europe et au Japon depuis deux décennies. Aux Etats-Unis, une étude de la BNP Paribas a montré que seuls les 5% d’américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter… Mais ces 5% les plus riches ne peuvent pas faire 20 repas par jour ! Un tel niveau d’inégalités devrait donc fortement ralentir la croissance. Si la consommation continue d’augmenter, c’est uniquement parce que l’on pousse les ménages à s’endetter un peu plus. Selon un rapport de 2004 de la Banque des règlements internationaux (BRI), l’économie mondiale pourrait même connaître la déflation par manque de consommation.
Pourtant, la tendance actuelle est au contraire à l’inflation, du fait de la demande des pays émergents Oui, mais pour prendre le cas du premier d’entre eux, la Chine, l’essentiel de sa croissance vient de la consommation américaine et de l’investissement. Il pèse plus de 45% du PIB chinois, quand les exportations représentent plus de 30%. La consommation des ménages, elle, progresse très très peu. Tout comme il n’y a quasiment pas d’inflation salariale en Chine, de l’ordre de 1,5% par an. Au contraire, les coûts salariaux sont contenus par les gains de productivité et par la pression que fait peser sur les salaires la main d’œuvre paysanne qui émigre vers les centres industriels chinois.
Le grand consommateur final de la planète, ce sont les Etats-Unis, qui sont aujourd’hui en plein ralentissement. Car leur système qui repose sur l’endettement est à bout de souffle. La dette totale des Etats-Unis, (la dette publique plus celle des ménages et des entreprises) représente aujourd’hui 235% de leur PIB.
La crise actuelle est-elle une crise du surendettement ? Oui. Ou plutôt une crise de la déflation, due à une insuffisance des revenus pour des millions de familles américaines. Pendant un temps, on a poussé à bout le système en bourrant de crédit les ménages américains. On a franchi un pas de trop avec les « subprimes » en prêtant à des ménages qui n’avaient même pas de revenus réguliers, jusqu’à 120% du prix de leur maison. Mais le subprime, ce n’est que 3% de la dette américaine. Le niveau d’endettement aujourd’hui n’est plus du tout sérieux. Alan Greenspan (ancien président de la Réserve fédérale américaine, ndlr.) a sans doute raison en estimant que la crise actuelle est la plus sévère de puis la fin de la seconde guerre mondiale.
Propos recueillis par Hugo Lattard L'Expansion.com
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Le premier à avoir avancé l'idée de transmettre des savoirs théoriques et/ou pratiques pour tous est un éducateur/pasteur danois Nicolai Frederik Severin GRUNDTVIG (1783-1872). En France, c'est Condorcet dans son rapport sur "l'organisation de l'instruction publique" et plus généralement les Encyclopédistes qui ouvriront la voie à l'instruction pour tous.
L'affaire Dreyfus suscitera la création formelle des premières universités populaires. Au déferlement d'un antisémitisme populaire soutenu par des hommes politiques inféodés à des thèses racistes , certains tenteront d'apporter une réponse humaniste; la raison et la connaissance en réponse à la passion. Les Universités populaires essaieront, d'autre part, d'apporter une réponse aux grands oubliés des lois scolaires Ferry. Les Universités populaires auront vocation à instruire les adultes. En 1896 nait la première université populaire "La coopération des idées" à l'initiative de G DEHERME et d'ouvriers de Montreuil-sous-bois.
En 1901, il existe 124 Universités populaires dont l'Université Populaire de Bourges créée en 1897. Elle existe toujours sous le nom d'Université Populaire du Berry. C'est la seule rescapée du premier grand mouvement.
Après l'effervescence suscitée par l'affaire Dreyfus et malgré les bonnes volontés (qui ne suffisent pas toujours) les Universités Populaires vont se trouver confrontées à divers problèmes. Le choc culturel entre les intellectuels venus apporter le savoir, pas toujours très bons pédagogues et les ouvriers du XIXème siècle très peu instruits révélèrent les limites de l'approche humaniste initiale. Le mouvement des universités populaires, guère relayé par le pouvoir en place, s'est alors doucement éteint. A la veille de la première guerre mondiale elles n'étaient plus que 14.
Dans l'entre deux guerre la nature des Universités Populaire va changer. Elles porteront désormais une véritable vocation politique et/ou syndicale. Ainsi, l'université populaire de Bourges devient, à l'initiative de Simone Veil (la philosophe), en 1936, une Université Ouvrière. Ce mouvement accompagnera le Front Populaire.
La deuxième guerre mondiale engendrera de nouvelles disparitions.
C'est d'Alsace en 1963 (du fait de sa proximité avec l'Allemagne, pays dans lequel les Volkshochschulen ont une véritable mission de service public dans le domaine de la formation permanente, financée par les landers) à Mulhouse que renait le mouvement des universités populaires. L'Université Populaire du Rhin devient la locomotive d'une série d'initiatives. Plus près de nous, Michel ONFRAY créée l'Université Populaire de Caen. Il met sa notoriété au service de cette grande et belle idée et suscite, ainsi, tous les ans de nouvelles créations.
Il n'y a jamais eu d'Université Populaire à Nice. Il existe des initiatives similaires mais ne répondant pas aux même impératifs. Une université se définit populaire par un certain nombre de critères. L'objectif est précis. Il s'agit de démocratiser la culture et de dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. Les moyens mobilisés reposent essentiellement sur le bénévolat des enseignants. Ceux-ci sont volontaires et doivent assurer un enseignement de qualité auprès de personnes venues à leur rencontre sans qu'aucun pré-requis n'ait été demandé.
L'enseignement est totalement gratuit, ne donne pas lieu à la délivrance de diplôme, l'âge, le niveau scolaire, le quartier d'habitation....ne doivent, à aucun moment, constituer un handicap. Chacun et chacune doit pouvoir venir écouter, apprendre, discuter, échanger.
Depuis mai 2007, nous avons une Université Populaire dans les Alpes-Maritimes. Elle vous attend nombreux. Voir la programmation et les détails sur le blog http://universitepopulaire06.blogspot.com
Et pour finir...deux citations en lien direct avec le sujet abordé....
- "La démocratie plus l'ignorance populaire c'est le plus court chemin vers le despotisme via la démagogie". Condorcet.
- "On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu'avec des miradors". Soljenitsyne.
Source nicemasséna.org
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Le 25 mars 2008
19h- 21h, Faculté St Jean d'Angély, amphi 6.
André Tosel, professeur de philosophie Université de Nice Sophia Antipolis:
« Où est le pouvoir ? »
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COMMUNIQUÉ

Ligue des Droits de l'homme
Paris, le 17 mars 2008 Répression au Tibet : tout silence est complice Encore une fois la police et l’armée chinoise s’en prennent brutalement à la résistance tibétaine : dix morts selon les autorités, bien davantage de toute évidence. Alors que la Chine s’apprête à accueillir les Jeux olympiques, elle multiplie ouvertement les atteintes aux droits de l’Homme et à la liberté des peuples. Parce que le souvenir des Jeux de Berlin en 1936 est une tache ineffaçable sur le passé de l’olympisme, aucun des partenaires de la Chine pour les Jeux de Pékin 2008 n’a le droit de se taire devant la manière dont le régime chinois traite tant les peuples qu’il prétend coloniser que ses propres citoyens. Il serait temps que le gouvernement français et l’Union européenne mettent enfin leurs actes en conformité avec leur discours et exigent du gouvernement chinois un changement radical d’attitude avant les Jeux. La Ligue des droits de l’Homme appelle dès maintenant tous les citoyens à écrire à l’Ambassade de Chine à Paris pour exprimer leur indignation et leur solidarité avec les victimes de la répression autoritaire." et je relaie bien volontiers l'intervention de Lionnel LUCA
Lionnel LUCA et 7 de ses collègues à l'Ambassade de Chine
Lionnel LUCA et 7 de ses collègues Gérard BAPT, Jean-Louis BIANCO, Jean-Patrick GILLE, Françoise HOSTELIER, Dominique TIAN, Philippe VITEL, Patrick BLOCHE, du Groupe d'Etude sur la question du Tibet, se sont rendus à l'Ambassade de Chine ce midi pour obtenir des informations sur la situation tragique du peuple Tibétain victime de la répression.
Lionnel LUCA a été reçu par le Conseiller d'Ambassade WU Jie qui lui a lu la position officielle du Gouvernement Chinois ; Lionnel LUCA a demandé des visas pour permettre à une délégation de parlementaires de se rendre à Lhassa, celui-ci s'est contenté d'en évoquer la possibilité lorsque « l'ordre sera rétabli » ( !)
Lionnel LUCA au nom du Groupe d'Etude a saisi cet après-midi le Ministre des Affaires Etrangères Bernard KOUCHNER pour qu'il intervienne auprès de l'Ambassadeur de Chine afin d'obtenir ces visas. Source le blog de Lionnel LUCA
Je souhaiterais, par ailleurs, connaitre les actions que l'Etat français pense mettre en oeuvre lors des Jeux Olympiques de Pékin pour marquer fortement son désaccord concernant les atteintes nombreuses aux droits de l'homme en Chine.
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